Actualités

14ème Edition du Festival Filmer à Tout Prix - Flagey

Un aperçu des différents rendez-vous professionnels et les films de la Fédération Wallonie-Bruxelles en compétition !

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Loredana Bianconi, « La Vie autrement »

A cette envie de voir qu’est l’éveil d’un intérêt pour un être, un objet ou pour une idée, Loredana Bianconi donne, en usant du langage documentaire, une réponse admirable. Et c’est, avec lucidité, avec rigueur, d’élever l’envie de voir en attention. La pratique du documentaire qui est pour elle une exigence affective, l’est d’autant plus qu’elle s’oppose à toute manipulation de cet ordre. Concrètement, s’il y a bien un rapport intime entre elle et les quatre femmes à l’initiale de La Vie autrement, parce que comme elle,  elles sont issues de l’émigration, et, plus particulièrement, parce qu’elles ont dû poser des choix de vie dont elles savaient qu’ils achèveraient en esprit ce que le mouvement d’exil familial avait initié dans l’espace, ce rapport se veut aussi nécessaire qu’implicite. Car entre son propre vécu familial et son inscription dans la vague migratoire des Italiens en Belgique, Loredana Bianconi sent un tel écart, un tel vide de paroles que, renonçant à combler ce silence (que les historiens, les sociologues ne rempliraient qu’en partie), elle décide de s’en extraire, s’intéressant dès lors à des destins parallèles, analogues au sien sans doute, mais inassimilables. Ainsi, ce que d’elle-même elle ne comprendra jamais, ce qu’elle ne pourra jamais posséder, c’est la vision d’ensemble de sa situation,  son extériorité, cette idée d’elle-même comme étant part d’un événement dit, par défaut, historique. Ce qu’elle sent, c’est sa propre tache aveugle, cette légère dépression intérieure qui, en nous, est paradoxalement constitutive. Puisqu’il en est ainsi, elle en prend son parti, et décide de faire glisser son point de vue, allant de l’une à l’autre – femmes de préférence -, mais individus approchés à partir de leurs différences. Elle ne vise pas à se fabriquer une image du réel manquant, mais au contraire à placer ce manque même au centre de l’image.

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Jorge León, « Vous êtes servis », Belgique, 2010 – 59’

    

 

En immersion et à découvert, Jorge León a posé sa caméra quelques mois dans un centre dont on se doute qu’il n’est pas des plus indécents. Comme tout réseau lucratif, ce système d’exploitation possède vitrines et extensions souterraines. Quoi qu’il en soit, Vous êtes servis n’est pas une enquête, pas un reportage. Laissant la situation parler d’elle-même, le réalisateur collecte et organise images et témoignages qui, resserrés en ce lieu fermé que devient le centre de recrutement, reconstituent implicitement le contexte dans lequel ils s’inscrivent. Aux appréhensions des femmes encore en formation font écho les récits de celles qui se trouvent à l’étranger. Voix rendues aux absentes sont lues les lettres envoyées aux familles. Elles constituent le pan sonore de photographies qui ouvrent le hors-champ du documentaire : four à micro-ondes, machine à laver et plat de porcelaine composent les arrière-plans fixes de comptes-rendus plus empreints de tristesse que de révolte, litanies de souffrance où ne s’entend guère que l’effacement de l’individu dans l’épuisement, le mépris, le manque.

 

Nous sommes en Indonésie, dans la ville de Jogjakarta, plus précisément dans un centre de recrutement pour domestiques, dénomination fort respectable pour ce qui n’est en réalité qu’une fabrique de servitude. L’enseignement qu’on y dispense se veut très spécifique : cuisiner, nettoyer, langer, faire bon usage des appareils électroménagers, comprendre les ordres, obéir. Y afflue une main d’œuvre exclusivement féminine, peu avertie, humble. Des femmes prêtes à l’emploi, formées pour rentrer au service des populations plus aisées de Taïwan, Singapour et du Moyen-Orient. Là-bas, à l’horizon de salaires avantageux, elles se trouvent coupées du monde et de leurs proches, endettées – il faut rembourser les frais administratifs  -, méprisées sinon maltraitées et, dans le flou de leur statut d’émigrées, sans recours.

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Evènements et Projections

Toute l'info sur les évènements et les projections documentaires au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

 

 

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L'homme qui cachait la forêt

« L’homme qui cache la Forêt » est un film bien senti et explicite des problèmes de déboisement au Laos. Il traite avec justesse du remplacement de la forêt originale dont dépendent beaucoup de Laotiens par des mono plantations qui rapportent à des entreprises étrangères et laissent les laotiens dans le besoin.

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RAS Nucléaire, rien à signaler

A l’aide de nombreux témoignages, l’enquête dénonce l’évolution des conditions de travail dans le secteur du nucléaire, celles-ci étant étroitement liées à la sécurité des centrales. Particulièrement pointé du doigt, le recours à la sous-traitance au sein d’un marché libéralisé de l’énergie. Celui-ci concerne aujourd’hui le ménage dans les bureaux, aussi bien que la direction générale, en passant par les opérations de maintenance les plus délicates.

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L'or bleu

Une critique de la gestion libéralisée de l’eau – thèmes à exploiter et éléments d’analyse de la mise en images

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Bienvenue sur La plateforme.be

Un site internet pour promouvoir les documentaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles vers le secteur non-marchand.

 

 

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OU EST L'AMOUR DANS LA PALMERAIE un film de Jérôme Le Maire

Une palmeraie, une oasis bien délimitée, en plein désert, plus ou moins 15 kilomètres de long et 20.000 habitants. L’environnement, le lieu sont filmés dans toute leur beauté, sans accentuation stylistique mais comme, pour chaque fois, montrer un décalage entre un paysage somptueux et la misère d’y vivre, la distance entre le rêve et la réalité. L’analogie avec l’oasis peut évoquer toutes sortes de luxuriances mais, surtout, une palmeraie est une sorte d’île entourée de sable, où la tradition, coupée de toute modernité, de toute influence urbaine, subsiste comme la seule raison, la seule organisation.

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SOUS LA MAIN DE L'AUTRE un film de Vincent Detours & Dominique Henry

Diffusion sur Arte - Vendredi 24 juin 2011 à 22h55

 

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