Actualités

Le désordre alphabétique (Claude FRANÇOIS, 2013)

La lune éclaire le monde d’une autre lumière, elle nous révèle d’autres apparences, d’autres ombres et d’autres reflets. D’autres interprétations possibles du réel.  Claude François, le réalisateur de cet alphabet désordonné, la convoque dès la première image, évoquant la plume de Pierrot et le pouvoir des mots, au clair de lune.  Les mots et les images, le sens des mots sur les images, les mots comme images, les images assemblées en énigmes qui génèrent d’autres images dont on perd le sens et qui pourtant portent leur propre sens…  Il n’est pas besoin d’être un artiste pour être surréaliste, dit Jean Wallenborn (physicien et poète), le surréalisme est une éthique, une manière d’être qui remet en cause la société et la pensée commune. Et la lune nous rappelle éclairant la lettre D, qu’il nous faut garder la distance, toujours pour regarder le monde.

 

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Austerlitz, la victoire en marchant (Jean-François DELASSUS,2006)

Le récit de l’un des plus brillants succès tactiques du jeune empereur Napoléon Ier en 1805, vécue du dedans, au travers des acteurs qui y ont pris part, et avec le recul critique d’observateurs de la chose historique aux points de vue éclairants. 

 

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Polders – Les Noces de la Terre, de l’Eau et du Ciel (Claudio SERUGHETTI, 1998)

Un homme marche dans l’obscurité, une lanterne à la main. Le bruit du ressac occupe l’espace. Eaux profondes éclairez-vous… La voix du poète se superpose à celle de la mer et le regard suit une barque vide qui flotte sur une eau tranquille comme emportant le songe des mots. Eaux profondes révélez-vous… 

 

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Les Allumés de la foi (Richard OLIVIER, 2005)

Richard Olivier dresse le portrait croisé de trois « originaux » qui vivent leur foi dans le Christ de manière bien peu orthodoxe, en marge des institutions officielles et des usages courants, et qui, à leur manière, nous interpellent sur notre propre relation à cet « acte de croire (ou croyance) », partagé ou non.

 

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Au gré du temps (Dominique LOREAU, 2006)

Il ne faut pas plus d’une heure pour assister à la naissance et à la mort de trois œuvres de Bob Verschueren. En vrai, il faudrait un peu plus longtemps, quelques jours, une semaine peut-être, guère davantage. Car il s’agit d’un art de l’éphémère prenant chair et souffle dans un temps et un lieu déterminés. Au gré du temps le suit dans son travail : déblaiement d’un terrain vague, installation de roseaux sur une plage, pommes crues étalées sur le sol d’un préau.

 

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Chaumière (Emmanuel MARRE, 2013)

Dans l’imaginaire littéraire, l’hôtel est entouré de l’aura romantique du voyage, du luxe, de « la belle vie ». C’est une parenthèse de style, à l’opulence plus ou moins généreuse selon les cas. C’est une rupture du quotidien pour un confort temporaire parfois un peu honteux, parfois un peu indulgent.

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Autour de Pinget (Ursula MEIER, 1999)

Peut-être certains se souviennent-ils de Robert Pinget comme l’un de ces élégants qui, l’air désinvolte ou l’air de rien, figurent sur une fameuse photo des Éditions de Minuit associée au Nouveau Roman. Nous sommes en 1959, l’écrivain a quarante ans. Tête baissée, c’est l’homme qui entre Lindon et Beckett allume une cigarette. Habileté du photographe : le visage se dérobe, échappe à la capture.

 

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Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient touchés (Marc-Antoine ROUDIL et Sophie BRUNEAU, 2005)

« Les failles éclataient, des documents cachetés lui étaient renvoyés, les feuilles lui coupaient la peau des doigts, des plaies précises et une petite douleur qu’on n’oublie pas. Il avait fini relégué dans un bureau au bout d’un couloir où personne ne passait jamais. Il récupérait les dossiers des autres, n’ouvrait rien, les transmettait à d’autres. Un cri se creusait sur son visage. » (Elsa Boyer, Heures creuses, P. O. L., 2013)

Certaines maladies mordent dans les deux sens, au-dedans comme au dehors. Echappant aux diagnostics établis, résistant aux analyses, sans réel début et surtout sans fin, on ne sait quel nom leur donner. Par défaut et comme pour s’en débarrasser, on dit alors qu’elles sont psychosomatiques. Tout imaginaires qu’elles soient, ces affections ont des répercussions sur la société dans son ensemble. Un coût économique avéré leur octroie une mince reconnaissance. Entre les personnes atteintes et les mutuelles, la médecine du travail assume la position malaisée du contrôleur et de l’interprète. 

 

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Participez à la 2e édition du Week-end du Doc !

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Du 13 au 16 novembre 2014
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Corps perdu (Laura Petitjean, 2013)

Au préalable, on peut ne pas connaître Thierry Van Hasselt. C’est-à-dire, ne pas avoir lu Gloria Lopez, Brutalis, Heureux alright, bandes-dessinées si peu conventionnelles qu’on hésite à les ranger sous cette étiquette. Bien sûr il y a diverses façons d’aborder un auteur. L’écouter, le regarder faire : d’habitude, l’homme sert d’exutoire à la fascination que son œuvre suscite. Ici, c’est le contraire : l’auteur fait fonction de seuil, Thierry Van Hasselt précède Gloria Lopez. Si le documentaire remplit son office, nous quitterons l’un pour l’autre, passerons de la main au dessin, du discours à l’image. Alice, qui nous sert ici de guide, nous rassure : lorsqu’on se jette dans un terrier, pourquoi diable s’inquiéter d’en sortir ?

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